Le sommeil des enfants - changement d'angle
Il est important de savoir que c'est entre 5 et 6 ans que la plupart des enfants règleront tout seuls leurs apparents "problèmes" de sommeil. Ils grandissent et leur maturation cérébrale induit un sommeil plus proche de celui des adultes, tout simplement.
Après avoir éliminé certains facteurs médicaux qui devraient être constatés par un professionnel (causes ORL, RGO, ...) , savez-vous d'où proviennent la plupart des difficultés des parents liées au sommeil et aux pleurs des bébés ?
A NOS PROPRES ATTENTES PAR RAPPORT À NOTRE BÉBÉ ET NOUVELLE VIE DE PARENTS.
En effet, la différence, voire parfois le gouffre, en fonction du tempérament de votre bébé et d'autres facteurs de vie, entre le bébé 'rêvé/imaginé' et le bébé réel est la source de la majorité des prétendus problèmes de sommeil et des difficultés liées comme l'épuisement, l'isolement, et les nombreux travers qui peuvent en découler, y compris ceux pouvant affecter nos enfants.
Faire le deuil du 'bébé rêvé ou imaginé' peut-être particulièrement difficile quand nos attentes sont fortement biaisées à la base, quand notre sommeil ou situation de vie semblent compliquées ou que notre bébé a des besoins fort intenses par exemple (tempérament de BABI).
Mais la bonne nouvelle c'est qu'il s'agit d'une cause sur laquelle nous pouvons avoir une prise directe avec des effets presque immédiats. Car bien sûr il existe aussi des facteurs structurels qui n'aident pas (en lien avec l'organisation familiale et le poids du travail notamment) et sur lesquels notre influence est moins directe. Nonobstant, la possibilité de changement d'angle reste particulièrement positive et réjouissante vu que cela ne nécessitera pas d'aller dépenser de l'argent, énergie et temps souvent bien précieux à essayer de modifier le sommeil de son enfant. En outre, certaines méthodes1 ont montré des effets néfastes possibles à long terme alors que changer sa propre perspective, être dans l'acceptation et non la lutte, et faire quelques ajustements quand cela s’avèrera nécessaire (nécessité de revoir son organisation de vie, ses priorités, faire une parenthèse sur sa vie d'avant...) apportera immédiatement à votre famille plus de sérénité et des nuits plus paisibles.
Le sommeil du bébé et les pleurs liés comme seuls moyens de communication, sont souvent ce qu'il y a de plus difficile pour les (allo)parents.
Or, le sommeil s'acquiert petit à petit vu que c'est un processus évolutif. Un peu comme la marche ou la continence et cela ne sert à rien de forcer donc. A part pour quelques chanceux, l'expression 'dormir comme un bébé' n'a dès lors aucune légitimité statistique. Le sommeil d'une traite ('faire ses nuits') arrivant souvent après le stade 'bébé', il serait plus opportun de parler de 'dormir comme un bambin' afin de ne pas avoir de fausses attentes et d'apaiser tout le monde.
ATTENTION!
Le manque de sommeil peut faire de gros dégâts, il est possible de ne plus se reconnaître, d'avoir des pensées ou actions insoupçonnées. N'hésitez pas à demander de l'aide si tel était le cas.
1. laisser pleurer un bébé/bambin des heures durant de manière régulière va produire du cortisol en quantité importante. Le cortisol produit à faible dose n'est pas un problème bien sûr, c'est même vital pour l'être humain. Mais de manière chronique la production de cortisol va altérer l’hippocampe, siège de la mémoire, et autres troubles cognitifs et anxieux liés.
"En cas de stress chronique, des taux élevés de cortisol peuvent devenir délétères pour le cerveau. L’hippocampe, particulièrement sensible, peut voir ses neurones se rétracter, ce qui altère la mémoire et augmente le risque de troubles anxieux ou dépressifs.
De nombreuses études ont montré que des niveaux chroniquement élevés de cortisol sont associés à un volume réduit de certaines régions cérébrales et à une diminution des capacités cognitives chez les adultes comme chez les personnes âgées."
https://www.institutducerveau.org/lexique/cortisol
Références:
- Natacha Butzbach, "Pourquoi les bébés dorment-ils dans des lites à barreaux? Petite histoire de la distance parentale", Ed Le Hêtre Myriadis de 2012 ;
- Dr Rosa Jové, "Dormir sans larmes. Les découvertes de la science du sommeil de 0 à 6 ans", Ed Les arènes de 2021.
Après avoir éliminé certains facteurs médicaux qui devraient être constatés par un professionnel (causes ORL, RGO, ...) , savez-vous d'où proviennent la plupart des difficultés des parents liées au sommeil et aux pleurs des bébés ?
A NOS PROPRES ATTENTES PAR RAPPORT À NOTRE BÉBÉ ET NOUVELLE VIE DE PARENTS.
En effet, la différence, voire parfois le gouffre, en fonction du tempérament de votre bébé et d'autres facteurs de vie, entre le bébé 'rêvé/imaginé' et le bébé réel est la source de la majorité des prétendus problèmes de sommeil et des difficultés liées comme l'épuisement, l'isolement, et les nombreux travers qui peuvent en découler, y compris ceux pouvant affecter nos enfants.
Faire le deuil du 'bébé rêvé ou imaginé' peut-être particulièrement difficile quand nos attentes sont fortement biaisées à la base, quand notre sommeil ou situation de vie semblent compliquées ou que notre bébé a des besoins fort intenses par exemple (tempérament de BABI).
Mais la bonne nouvelle c'est qu'il s'agit d'une cause sur laquelle nous pouvons avoir une prise directe avec des effets presque immédiats. Car bien sûr il existe aussi des facteurs structurels qui n'aident pas (en lien avec l'organisation familiale et le poids du travail notamment) et sur lesquels notre influence est moins directe. Nonobstant, la possibilité de changement d'angle reste particulièrement positive et réjouissante vu que cela ne nécessitera pas d'aller dépenser de l'argent, énergie et temps souvent bien précieux à essayer de modifier le sommeil de son enfant. En outre, certaines méthodes1 ont montré des effets néfastes possibles à long terme alors que changer sa propre perspective, être dans l'acceptation et non la lutte, et faire quelques ajustements quand cela s’avèrera nécessaire (nécessité de revoir son organisation de vie, ses priorités, faire une parenthèse sur sa vie d'avant...) apportera immédiatement à votre famille plus de sérénité et des nuits plus paisibles.
Le sommeil du bébé et les pleurs liés comme seuls moyens de communication, sont souvent ce qu'il y a de plus difficile pour les (allo)parents.
Or, le sommeil s'acquiert petit à petit vu que c'est un processus évolutif. Un peu comme la marche ou la continence et cela ne sert à rien de forcer donc. A part pour quelques chanceux, l'expression 'dormir comme un bébé' n'a dès lors aucune légitimité statistique. Le sommeil d'une traite ('faire ses nuits') arrivant souvent après le stade 'bébé', il serait plus opportun de parler de 'dormir comme un bambin' afin de ne pas avoir de fausses attentes et d'apaiser tout le monde.
ATTENTION!
Le manque de sommeil peut faire de gros dégâts, il est possible de ne plus se reconnaître, d'avoir des pensées ou actions insoupçonnées. N'hésitez pas à demander de l'aide si tel était le cas.
1. laisser pleurer un bébé/bambin des heures durant de manière régulière va produire du cortisol en quantité importante. Le cortisol produit à faible dose n'est pas un problème bien sûr, c'est même vital pour l'être humain. Mais de manière chronique la production de cortisol va altérer l’hippocampe, siège de la mémoire, et autres troubles cognitifs et anxieux liés.
"En cas de stress chronique, des taux élevés de cortisol peuvent devenir délétères pour le cerveau. L’hippocampe, particulièrement sensible, peut voir ses neurones se rétracter, ce qui altère la mémoire et augmente le risque de troubles anxieux ou dépressifs.
De nombreuses études ont montré que des niveaux chroniquement élevés de cortisol sont associés à un volume réduit de certaines régions cérébrales et à une diminution des capacités cognitives chez les adultes comme chez les personnes âgées."
https://www.institutducerveau.org/lexique/cortisol
Références:
- Natacha Butzbach, "Pourquoi les bébés dorment-ils dans des lites à barreaux? Petite histoire de la distance parentale", Ed Le Hêtre Myriadis de 2012 ;
- Dr Rosa Jové, "Dormir sans larmes. Les découvertes de la science du sommeil de 0 à 6 ans", Ed Les arènes de 2021.


Le sommeil partagé, une mauvaise habitude ?
"Il n’y a pas d’âge limite auquel l’enfant doit cesser de dormir avec son ou ses parents, il n’existe pas de règle universelle. Cela est très variable d’un enfant à l’autre et surtout d’une famille à l’autre. Vers l’âge de 6 ou 7 ans, l’enfant acquière bien souvent une volonté inédite d’autonomie et d’espace personnel. À ce moment, s'il n’est pas trop anxieux, il peut manifester spontanément son envie de dormir dans sa chambre." Héloïse Junier, qui a d'ailleurs écrit un livre au titre éloquent : Le sommeil du jeune enfant: Pour les parents qui ne font pas leurs nuits - De 0 à 6 ans.
"Nous devons nous reconnecter à nos intuitions parentales pour le futur de nos bébés, notre propre santé et la santé du monde entier."@nurture_neuroscience_parenting
Un message fort et empli d'ambition comme nous les aimons... Il est en effet important de ne plus écouter les conseils qui vont à l'encontre de nos instincts de proximité destinés à protéger et à accompagner nos bébés et jeunes enfants. Malgré que certains (allo)parents aient des attentes non adéquates par rapport au développement de l'enfant et à ses capacités de bébés/bambins, la parentalité proximale est favorable à la santé de notre humanité toute entière.
Nous manquons malheureusement encore trop d'appui social et de partages de connaissances pour élever et répondre aux enfants comme il est important de le faire pour leur assurer une solide santé, sans nous faire violence à nous, les parents (car c'est épuisant de répondre aux besoins d'une vie nouvelle).
Or, leur besoin de contact est immense, logique et essentiel à un bon développement psychomoteur. Et ce développement harmonieux c'est pourtant ce que chaque (allo)parent souhaite pour son enfant.
En outre, ce besoin de contact (au niveau du sommeil ou ailleurs) est souvent corrélé à une santé améliorée aussi pour les parents. Ceci est lié à la production d'hormones1 de bien-être/d’endormissement accrues, à la diminution du stress, et à moins de mouvement et de réveils; tout cela menant à un meilleur sommeil pour tout le monde. La nature est bien faite, elle a prévu une synergie biologique pour synchroniser nos cycles de sommeil. Lutter contre cela est donc délétère, tant pour l'enfant que pour la santé des parents.
1. Ocytocine, mélatonine, prolactine (en cas d'allaitement) et endorphine, couplée à une chute du cortisol.
"Nous devons nous reconnecter à nos intuitions parentales pour le futur de nos bébés, notre propre santé et la santé du monde entier."@nurture_neuroscience_parenting
Un message fort et empli d'ambition comme nous les aimons... Il est en effet important de ne plus écouter les conseils qui vont à l'encontre de nos instincts de proximité destinés à protéger et à accompagner nos bébés et jeunes enfants. Malgré que certains (allo)parents aient des attentes non adéquates par rapport au développement de l'enfant et à ses capacités de bébés/bambins, la parentalité proximale est favorable à la santé de notre humanité toute entière.
Nous manquons malheureusement encore trop d'appui social et de partages de connaissances pour élever et répondre aux enfants comme il est important de le faire pour leur assurer une solide santé, sans nous faire violence à nous, les parents (car c'est épuisant de répondre aux besoins d'une vie nouvelle).
Or, leur besoin de contact est immense, logique et essentiel à un bon développement psychomoteur. Et ce développement harmonieux c'est pourtant ce que chaque (allo)parent souhaite pour son enfant.
En outre, ce besoin de contact (au niveau du sommeil ou ailleurs) est souvent corrélé à une santé améliorée aussi pour les parents. Ceci est lié à la production d'hormones1 de bien-être/d’endormissement accrues, à la diminution du stress, et à moins de mouvement et de réveils; tout cela menant à un meilleur sommeil pour tout le monde. La nature est bien faite, elle a prévu une synergie biologique pour synchroniser nos cycles de sommeil. Lutter contre cela est donc délétère, tant pour l'enfant que pour la santé des parents.
1. Ocytocine, mélatonine, prolactine (en cas d'allaitement) et endorphine, couplée à une chute du cortisol.
